Florence Lazar au Jeu de Paume Concorde – Paris (2019)

Au cours des années 1990, Florence Lazar (née en 1966 à Paris) travaille principalement le genre du portrait photographique avant d’intégrer, à la fin de la décennie, la vidéo à sa pratique. Le choix de ce nouveau médium s’inscrit dans son désir de répondre en tant qu’artiste à la crise qui déchire alors la Yougoslavie. Du fait des liens familiaux et sociaux qui la rattachent au territoire yougoslave, elle a suivi de près le conflit depuis son déclenchement dix ans plutôt.
L’œuvre la plus ancienne de l’exposition, Les Paysans (2000), fait partie d’un cycle de vidéos et films documentaires portant sur la responsabilité individuelle et collective face au conflit yougoslave. Le documentaire occupe une place de premier plan dans la démarche de Florence Lazar depuis cette époque. Ce cycle culmine en 2014 avec son troisième long-métrage, Kamen (Les Pierres), également présenté ici. Le film met au jour des tentatives – sur les plans religieux et culturels – de réécrire le passé dans le but de renforcer le déni de responsabilité plutôt que de le combattre.

En 2008, elle renoue avec son travail antérieur sur le portrait en réinvestissant de façon novatrice la photographie documentaire. La série d’images qui en résulte montre des supports imprimés liés à l’itinéraire politique de son père. Le fils de l’artiste y joue à la fois le rôle de modèle et de lien entre les générations, comme dans la vidéo Confessions d’un jeune militant, où il assiste son grand-père dans la présentation des ouvrages qui ont marqué sa formation intellectuelle…

cit. http://www.jeudepaume.org/?page=article&idArt=3243

Related Post

More Like This


Étiquettes


Most View